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Voyage au Mali



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Samedi 11 février 2006


Nous nous arrêtons faire nos courses au marché de Tonka




des épices de toutes sortes


vendeur de tabac


découpe du sel


le couturier

Nous continuons notre route sur Goudam

Les paysages changent, des reliefs apparaissent, à leurs pieds, le lac Fati.


les sols sont de plus en plus sableux, arides

Pique-nique à Goudam sur les bords du fleuve; des fillettes ramassent du bois.

Nous rendons visite à Mohammed El Mehdi, vieux chef touareg avec qui Norbert a travaillé également .
Nous le trouvons alité à cause d'une crise de palu .Nous restons prendre le thé avec lui.
Il évoque les années passées, les projets de mise en eau du lac Faguibine, la rébellion des touaregs, le sentiment d'entendre toujours les mêmes discours sur les projets de développement au Nord Mali et de ne jamais voir de réalisations durables ....

sa maison :

Nous reprenons la route pour Tombouctou.

les campements nomades se font de plus en plus nombreux


voici enfin la "ville exquise, pure, délicieuse, illustre, cité bénie, plantureuse et animée", "Tombouctou la mystérieuse" ....


on y accédait à pied, à dos de chameaux, en bâteau en période de crues ....

Campement des nomades berbères du XIIe siècle qui rejoignaient ici le fleuve Niger à la saison sèche l'endroit se développa grâce au commerce transsaharien.
Les opinions divergent quant à l'origine de son nom.
La plus connue, celle d'Es Sâdi formulée dans le Tarikh es-Soudan, veut qu'une vieille femme appelée Bouctou ait été chargée de garder ici le puits des Touareg en dehors des périodes de transhumance ; le campement devint Tin-Bouctou, le lieu ou le puits de Bouctou.
Selon une autre hypothèse, Tombouctou, fondée par des populations songhoï, tire son nom de la cuvette où la ville fut édifiée entre les dunes (Tombouctou signifiant « cavité »).
Des historiens soutiennent encore que Tombouctou voudrait dire la « petite dune » et serait ainsi nommée du fait des mamelons de sable qui l'entourent.
Linguistes, traditionalistes et historiens s'accordent néanmoins sur un point : l'origine berbère de la ville.




Tombouctou et ses  trois prestigieuses mosquées.
Malheureusement, depuis quelques mois l'entrée y est interdite aux non -mulsumans. Nous rencontrons l'Imam et bavardons un long moment avec lui ; trop de touristes ne respectant pas les lieux,  ni les horaires de prières , des pressions de la part de ses fidèles, l'ont obligé à prendre cette décision.
Les rues ensablées dévoilent tout leur charme. Et nous découvrons au hasard de notre promenade grand nombre de fenêtres et de portes marocaines, le petit marché etc ...



au XVème siècle, son université était renommée. Aujourd'hui on peut encore voir de nombreuses écoles et universités.

la maison du Commandant de Cercle de Tombouctou (on ne peut s'empêcher de se souvenir des livres de Hampâté Bâ)

Nous nous installons au campement Bouctou , situé à l'extrémité de la ville.

Nous rencontrons Harber Hadou Maïga, barbier de Tombouctou , issu d'une grande lignée de barbiers. Très fier, il nous amène un très beau livre paru chez Arthaud , "Sahel",  et nous montre l'article écrit sur lui.

La terrasse est pleine de margouillats qui profitent des derniers rayons de soleil.

De là nous pouvons admirer  les dunes , les campements de nomades entourant la cité , les maisons aux teintes ocre relevées par la lumière du soleil couchant.


L'impression d'être au bout .... de nulle part.
par dodonono publié dans : Tombouctou
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Samedi 11 février 2006
Cela fait des années qu'il en rêvait, il me l'a faite visiter et moi aussi je suis tombée sous le charme....

La voilà, c'est notre future maison.....

Norbert me fait faire le tour du propriétaire



terrasse avec vue imprenable sur le fleuve

la vue ...

je m'y vois déjà ....


on s'y voit déjà !!!!!
par dodonono publié dans : Niafounké
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Samedi 11 février 2006
arrivée à Niafounké.

Installation au campement . tout le monde s'empresse de donner des nouvelles d'Ali farka Touré, maire de Niafounké.

"Je connais l'esprit qui m'a donné le don et je me souviens de cette nuit à Niafunké (la ville natale de Touré). C'est une nuit que je n'oublierai jamais. J'avais environ treize ans. Cette nuit, je causais avec des amis. Je tenais dans mes mains le jurukelen (une guitare à une corde). Je me promenais tout en jouant des morceaux de musique ordinaire juste pour la forme. Il était environ 2 heures du matin. Je suis arrivé à un lieu où j'ai vu trois jeunes filles arrêtées comme en escaliers, l'une plus grande que l'autre. J'ai soulevé mon pied droit. Mon pied gauche ne pouvait pas bouger. Je me suis arrêté dans cette position jusqu'à 4 heures du matin. Le jour suivant, je suis allé aux bords des champs. Je n'avais pas mon instrument avec moi. J'ai vu un serpent qui portait une marque étrange sur sa tête. Un serpent. Je me rappelle encore sa couleur. Il était noir et blanc . Pas de jaune ni d'autres couleurs, juste du noir et du blanc. Le serpent s'est enroulé autour de ma tête. Je m'en suis débarrassé. Il tomba à terre et entra dans un trou. Je me suis sauvé. C'est à ce moment que j'ai subit des attaques."

"Je suis entré dans un monde nouveau. Il est différent de celui de votre état normal, vous n'êtes plus la même personne. Vous ne sentez plus rien, que ça soit le feu, l'eau où qu'on vous batte. J'ai été ensuite envoyé au village de Hombori pour recevoir des soins pendant une année. Quand j'ai retrouvé ma santé, je suis rentré chez moi en famille. Les esprits m'ont bien accueilli, alors j'ai recommencé à joue de la musique. Je possède tous les esprits. Je suis né parmi eux et j'ai grandi parmi eux."
Ali Farka Touré


Très malade, et n'ayant réussi à se faire guérir par la mèdecine française , il est parti se faire soigner chez les Dogons.

Le marché



Tous les samedis, l'équipe féminine de militaires jouent au foot sur la place.
Les nombreux spectateurs , hilares, s'entassent autour, sur les arbres, sur les terrasses des maisons.

Quand un ballon part dans la foule, c'est en donnant des claques aux  mômes que les militaires se fraient un passage pour le récupérer

on joue même en robe et en claquette !

les rues de Niafounké




le four à pain (ou à takoula)

les pinasses se modernisent ...


coucher de soleil au bord du fleuve Niger
par dodonono publié dans : Niafounké
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Samedi 11 février 2006



Nous reprenons la piste.

en saison des pluies, le fleuve Niger déborde et vient remplir les lacs Tanda et  Kabara.

En se retirant l'eau laisse place à de grandes plaines de pâturage, de maraîchage et de diverses cultures.



Nous passons dans les zones de mises en eau où Norbert a travaillé il y a dix ans ( lac de Kabara) .

Peu de canaux fonctionnent encore, les  ouvrages sont en mauvais état. Il n'y a pas eu de maintenance.

Ce qui reste des canaux ressemble souvent à des marigots.

cela fait de très bonnes zones de pêche pour les enfants et les oiseaux

fabrication des briques pour la construction des maisons




parfois nous empruntons les digues
parfois la piste est très bien signalisée ...


un peul gardant son troupeau


Sako est inquiet car nous avons crevé. Bien sur nous avons une roue de secours mais si on crève à nouveau, comment va t'on faire en pleine brousse ?

Norbert se souvient d'avoir vu dans cette région  un gisement de mégalithes préhistoriques , (trois pierres sont exposées au musée National du Mali à  Bamako).
Nous retrouvons le site de Tondirarou grâce au GPS et à notre carte IGN.
Sako apprend à se servir du GPS.



toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite ....
par dodonono publié dans : Léré - Niafounké
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Samedi 11 février 2006
Mahamanne et son fils


sa femme, institutrice


son fils et une nièce

par dodonono publié dans : Léré
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Vendredi 10 février 2006
Nous partons déjeuner chez Chinois.
éleveur, fils d'un grand chef tamachek

Il ne reste que quelques familles à vivre dans son  village, Nya, situé à 20 mn de piste de Léré. Le forage est à sec....
Un vieil engin ayant servi à faire le forage sert d'aire de jeux aux enfants.
paysage de désolation

Chinois nous reçoit dans sa maison et nous partageons le riz gras et le thé.




par dodonono publié dans : Léré
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Vendredi 10 février 2006
le vendredi c'est jour de marché à Léré

Le marché en centre ville :

du poisson
poivre, piment , gombo, cola, henné ...

 






le marché aux dromadaires











le marché aux moutons




le marché aux ânes










le cimetière avec ses poteries sur les tombes


par dodonono publié dans : Léré
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Jeudi 9 février 2006


Petit déjeuner au bord la piscine de l'Auberge .... idyllique non ? la réalité est toute autre !
on a été obligé d'aller s'abriter sous une paillote car il commencait à pleuvoir  .....
heureusement cela s'est vite arrété.

Direction Niono
petite halte au campement de Niono



admirez le lave-mains, je veux le même dans le jardin !
il y a même la place pour la savonnette ...

Puis nous quittons le goudron et rentrons dans l'Office du Niger
(Office du Niger : périmètre irrigué construit dans le Delta du fleuve Niger.
Créé en 1932 par les colonisateurs, le projet avait pour ambition de créer un vaste périmètre irrigué de près d’un million d’hectares afin de développer la culture du coton au profit des industries coloniales.
Entre 1934 et 1935 est construit un pont-barrage à Markala, sur le fleuve à 35 km de Ségou. D'unelongueur de 816 m, construit en métal, il est surplombé d'une route. Avec une digue en terre de 1813 m, ce barrage permet de relever le niveau de l'eau de 5,5 m en amont de l'étiage.
Grâce aux réseaux de canaux d'irrigations et de drainage, le périmètre a permis l'aménagement de 82 000 hectares de surfaces irriguées permettant la culture du riz et de la canne à sucre. )

La piste n'est pas évidente à trouver.
Sako, pas très rassuré, demande son chemin dès qu'il peut.
Nous décidons de rouler sur la digue le long du canal.
Pas toujours facile de passer lorsque l'on croise des animaux ou d'autres véhicules !
Les paysages changent, des zones de pâturage longent les canaux.
On y aperçoit plein d'oiseaux : des cigognes, des grues ...

Arrivés au pont de Markala, nous attendons que les troupeaux aient fini de passer le pont pour traverser. De nos jours il est encore interdit de photographier le pont. Cela ne nous manquera pas beaucoup, c'est un ouvrage métallique purement fonctionnel et inesthétique.

Nous finissons par rejoindre la piste.



Premier pique-nique à Dioura : un peu de viande achetée sur place ainsi que quelques beignets











des baobabs

des nids de ????


tout est plat, les seuls reliefs que nous apercevons sont des tumulus, anciens habitats ou buttes funéraires ?

ils ont été bien souvent pillés


et ils sont jonchés de poteries



Arrivés à léré , nous nous installons au campement Sahara, tenu par Mahamanne, ancien cuisinier de Norbert.


Grande surprise pour Mahamanne qui ne s'attendait pas à le revoir.
10 ans sans se voir et tant de choses à se raconter... la vie à Léré, au Mali, la situation politique...
Nous sortons du campement, un tamacheck tout de bleu vétu, le visage caché sous un grand turban blanc s'avance vers nous :
"Norbert ! ". C'est "Chinois". Grandes embrassades, on promet de se revoir le lendemain.

Puis dans le village, d'autres anciennes connaissances viennent nous saluer.
Norbert est une star ! Un toubab qui a vécu 3 ans à Léré cela ne s'oublie pas.
Nous passons voir son ancienne maison. Une des premières maisons à avoir des panneaux solaires et un frigidaire !

Mahamanne improvise un très bon repas : salade de tomates, poulet grillé et couscous légumes.

Sako se fait beau pour la soirée


Les tableaux sont de Sene, peintre Malien







Mais qui a servi de modèle pour celui-ci ???

par dodonono publié dans : Léré
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Mercredi 8 février 2006


Repas au Grad (Groupement de recherche action pour le développement) avec d'anciens amis de Norbert.
Nous faisons connaissance avec notre chauffeur Sako (ne pas l'appeler Sarko....)
Puis départ pour Ségou.
Visite du Centre d'Art Contemporain Bajidala ( très belle construction en banco rouge d'architecture traditionnelle ) . Un groupe de musiciens et danseurs sont en train de répéter.

Installation à l'hôtel de l'Esplanade face au fleuve.

Nous partons faire un tour au marché aux poteries  le long du fleuve .
C'est l'heure où les pécheurs rentrent et les femmes font la lessive.

Nous complétons notre service acheté il y a 5 ans avec des assiettes à soupe.
par dodonono publié dans : Ségou
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Mercredi 8 février 2006



Après une courte nuit, nous déjeunons sur la terrasse de chez Pléah, à Kati, village située sur les collines dominant Bamako. L'air y est plus frais et moins pollué.
Puis, virée à Bamako.
repas au Relax , tenu par des libanais, La "cantine" de Norbert, tenue par des Libanais. On y trouve le meilleur café expresso de Bamako et de très bonnes brochettes de capitaine.
Norbert retrouve Dialo son ancien chauffeur.
Nous louons le 4 x 4 et préparons le départ pour le Nord.

au milieu Dialo, à droite Pléah
par dodonono publié dans : Bamako
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