Dimanche 19 février 2006


Pour rejoindre Gossi, nous traversons le Gourma, zone sauvage située à l'intérieur de la boucle du Niger où se côtoient les éleveurs Peuls, les commerçants Maures, les nomades Touregs, les agriculteurs SonghoÏ.




les troupeaux s'entassent autour des puits
les hommes attendent leur tour pendant des heures pour pouvoir tirer de l'eau


Nous arrivons à la mare de Gossi. Nous sommes sur le passage des éléphants. Nous ne les verrons pas car ils sont plus loin dans le Gourma, à une autre mare.



pique-nique à Gossi : takoula , sardines et tomates, orange et coca-cola

Nous retrouvons la route goudronnée et continuons sur Hombori.

par dodonono publié dans : le Gourma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 19 février 2006
Nous passons dire un petit bonjour chez Handicap International.
On nous conseille de rejoindre Gourma-Rahouss par la rive droite du Fleuve, la rive gauche étant réputée comme dangereuse. Des vols de 4 x 4 auraient eu lieu de temps en temps . En quelques heures, les "coupeurs de route" passent en Mauritanie et une fois dans le désert, impossible de les retrouver ....
Les bacs dépendent du niveau du fleuve. Il n'y en aurait que deux actuellement, un à Koryomé et l'autre à Gao.
Direction  Koryomé  pour atteindre la rive droite du Niger.

Sur le port les hommes chargent les plaques de sel et autres marchandises sur les pinasses .

Les petites boutiques se serrent les unes contre les  autres pour proposer toutes sortes de  marchandises

Problème :
devant nous, un convoi de 18 véhicules  4 x 4 faisant parti d'un raid aventure (des Marseillais)
Un des deux bacs est en panne.
Si on compte qu'un bac effectue l'aller-retour en , au mieux, 2h et ne prend que 4 véhicules à la fois.
En sachant qu'il est 11 h du matin et qu'ils arrêtent leur service vers 18h (ou parfois un peu plus tard selon le prix que l'on est prêt à payer).
sachant que les Marseillais n'ont fait traverser pour l'instant que 4 véhicules ,qu'ils commencent à avoir chaud, soif et à parler fort et n'ont pas l'air décidé à nous laisser passer devant eux,
à quelle heure pouvons-nous espérer traverser le fleuve ?
Je crois que cette fois-ci le savoir faire de Sako en matière de marchandage ne nous sera d'aucune utilité et que nous n'avons aucune chance de traverser ici aujourd'hui ....
 
Changement de programme. Nous envisageons de  rouler en rive gauche jusqu'à Gao . Nous prendrons une pirogue pour dormir à Gourma-Rahouss ou à Bourem selon l'heure.
Au Mali, il est fortement déconseillé de rouler de nuit , trop d'animaux ou de personnes peuvent se trouver sur la piste sans qu'on les voit et surtout , il est aisé de se perdre.

Après une heure de piste , nous arrivons au village de Didi. Et, surpise ! nous apercevons un bac le long du fleuve. Il accepte de nous faire traverser.




campement de Bozo (pécheurs) :


Nous continuons de rouler sur la  rive droite du fleuve.
Des fillettes peuls font leur lessive.


elles me regardent un peu effrayées

des Peuls gardent leurs troupeaux.


Nous trouvons une belle ombre pour le pique-nique


les seuls moyens de locomotion que nous croiserons sur cette piste :

les campements  de nomades se succèdent tout le long du fleuve




à la droite de la tente, une termitière :

Nous longeons le fleuve jusqu'à Gourma-Rahouss

Ville sans électricité, très pauvre mais propre.
Beaucoup d'arbres donnant une impression d'oasis. Ils ont été planté par les français à l'époque de la colonisation.

notre guest

Un groupe de jeunes filles, bien vétues et les cahiers sous le bras, débarquent et viennent  nous serrer la main.
Norbert se demande ce qu'il se passe. Rien. Nous sommes simplement l'attraction de la journée.
Le gardien de la guest nous raconte comment son père a offert deux taurillons à l'instituteur pour qu'il raye son nom de la liste d'élèves et qu'il travaille avec lui au lieu d'aller à l'école.

Des terrasses, on peut admirer la ville baignée d'une belle lumière.


Les you-yous, les chants et les tam-tams d'un mariage Maure ont résonné longtemps dans la nuit.
Le gardien de la guest et Sako font des paris sur la durée du mariage (peut-être 3 ans ...) car la mariée est très belle . Les femmes Maures divorcent facilement et cela fait "bien" d'avoir un père différent pour chaque enfant.

La cérémonie de mariage chez les Maures:
La cérémonie de mariage commence d’habitude par sept youyous pour propager la nouvelle parmi les gens. Ensuite les youyous et les chants continuent, les tam-tams résonnent ! La femme porte un voile en guinée (bleu nuit) le jour de ses noces. On dit que la femme divorcée ne tresse pas les cheveux de la mariée de crainte qu’elle ne soit divorcée comme elle. Elle doit être coiffée par une femme qui vit la stabilité avec son mari !

La dissimulation de la mariée :
Pendant les jours de noces, compris entre trois et sept jours, les amies de la mariée essaient de l’enlever et de la cacher dans un endroit inconnu du marié et de ses camarades. Par crainte de cela, les amis du marié maintiennent une étroite surveillance et surveillent la mariée. Des tentatives sont effectuées pour enlever la mariée, émaillées d’une lutte acharnée opposant les amis du marié et les copines de la mariée. Quand ses copines réussissent à enlever la mariée, elles la cachent. Puis le marié et ses amis commencent à la chercher partout. Cette recherche peut durer deux ou trois jours.
 

La rentrée de la mariée chez ses beaux-parents :
Quand la mariée est amenée chez ses beaux-parents elle pleure beaucoup et fait semblant de vouloir partir ! D’habitude, elle apporte beaucoup de mobiliers, de cadeaux de valeur et d’objets divers. La femme distribue ces présents à tous les parents proches ou lointains de son mari. Ce qu’apporte la femme chez ses beaux-parents porte le nom local de « Feskha » ou « Henna » et les mères se vantent de la quantité et de la valeur qu’elles envoient aux beaux-parents de leurs filles. Durant les premiers jours chez ses beaux-parents, la femme reste masquée ne montrant son visage à personne, parlant à voix basse et refusant de manger et de boire sauf après beaucoup de prière et d’insistance.

Dans l’ancienne société, la femme passait une année avec ses beaux-parents avant d’aller sous sa propre tente. Cette habitude se rarifie dans la société mauritanienne moderne car la femme va dans la maison de mari la première nuit de noces et devient maitresse de ceans dès le premier jour!".

 


par dodonono publié dans : le Gourma
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

hebergement de site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus