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Voyage au Mali



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Jeudi 23 février 2006
Bamako est une grande ville cosmopolite, brassant toutes les ethnies présentes au Mali.  Traversée  du sud au nord par le fleuve, entourée de cinq collines, enfoncée dans une cuvette recouverte en permanence par une pellicule de poussière d'où émergent la tour d'un hôtel , les minarets de la grande mosquée et la tour de la BCEAO.
Immense village qui, de 600 habitants à la fin du siècle dernier , est passé en moins de 100 ans à une population de plus de 700 000 habitants.

Nous profitons de ces derniers jours de voyage pour flâner au marché des artisans et dans le carphanaüm des échoppes du Marché Rose  .
Les commerçants ont fait de tellement bonnes affaires pendant le Forum Social, qu'il est dur de marchander... mais toujours de bonnes discussions !
Les "sotramas", mini-bus verts , sans portes, servant de transport collectif sillonnent les rues. les taxis jaunes et les scooters essaient de se frayer un passage dans cette grande cohue.

Pléah nous fait faire une visite touristique très détaillée.
Nous montons sur les côteaux dominant la ville pour voir les anciens bâtiments des colons, les Ministères et même le Palais Présidentiel .
Avec un brin de nostalgie, il nous explique qu'il n'a plus ses entrées en ce moment ; ce n'est pas grave, il y a des élections au Mali en 2007, nous reviendrons après ....

Nous faisons un tour du point G ; plus grand centre hospitalier de la ville.
j'en vois déjà qui rigolent, "Quel drôle de nom pour un hôpital ? " cela n'a rien avoir avec la sexologie, son nom correspond à son implantation sur la colline du Point G , comme géodésique...  car elle surplombe Bamako.
C'est dans les grottes, au pied des collines, que trouvèrent refuge au temps préhistorique, les premiers nomades.On peut encore y voir des peintures rupestres et des gravures relatant des scènes de chasse.

Le long du fleuve, que les Maliens appellent Djoliba ( "le sang " en bambara), chaque parcelle de terre irriguée sert de pépinières. On y trouve différentes sortes de haricots, de maïs, des arbustes, des fleurs, de gombo ... coincées entre le fleuve et la route.

Nous nous arrêtons près des marchands de volailles, et aussitôt on nous brandit poulets et pintades par la fenêtre de la voiture. Joyeuse foire, et chacun y va de son argument  pour faire la vente.

Pléah, descend, examine les volailles d'un air connaisseur , marchande et choisit deux pintades. Pendant que l'heureux vendeur part les égorger, il nous avoue n'y connaître rien, mais il ne faut jamais le laisser paraître ...





Aimée fabrique des bazins avec une copine. Elle me montre ses tenues et m'en offre une .


Elle est pas belle la doudou en boubou ? Un peu blanche ...


La dernière photo de ce voyage sera pour Sako, dont le rire communicatif aura animé tout ce voyage.
Par dodonono - Publié dans : Bamako
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Mardi 21 février 2006

des greniers

Rien de tel qu'une petite cantine pour se restaurer. Au menu : riz sauce ou riz gras .


Retour à Ségou.

Repas au Djoliba. Ah ! une bonne Castel fraiche.....


Installation au Motel Savane. Un peu en dehors de la ville, on  nous l'a recommandé pour son calme.

Comme son nom l'indique, nous avons eu l'impression de passer la nuit dans la savane ;  les chats en chaleur qui ont miaulé toute la nuit sous notre fenêtre, les chiens qui aboyaient, les ânes, les coqs ... et les muezzins...
Par dodonono - Publié dans : Ségou
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Mardi 21 février 2006

Mopti, c'est aussi une ville pleine de petites boutiques en tout genre : vendeurs de pagnes,couturiers, marchands de K7, photographes, forgerons , réparateurs de réveils, de postes de télévision ...


Parfois, mieux vaut ne pas lever la tête lorsqu'on mange ....

Les enseignes des salons de beauté et les coiffeurs décorent les murs :


Séance chez le coiffeur


nettoyage à l'éponge

Ville sportive où  joueurs de foot et  joueuses de hand se côtoient



Nous assistons même à un tournoi de pétanque où l'on joue "sérieux" ...
Par dodonono - Publié dans : Mopti
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Lundi 20 février 2006
Le long des quais et des canaux s'étend le marché.
C'est un amoncellement de poissons séchés, calebasses, noix de cola, manioc, oranges et bananes, plaques de sel, peaux de serpents et autres reptiles séchés aux vertus curatives, pagnes, épices et pyramides de  bouillons Kub Maggi ....
C'est une marée de boubous tous plus colorés les uns que les autres
Ce sont les cris des marchands et des enfants qui jouent
Ce sont les odeurs du fleuve, des poissons et autres victuailles qui sèchent ....
 

La calebasse , de la famille des curcubitacées, n'est pas comestible.
C'est une plante qui pousse dans les champs , que l'on évide et qui sert de récipient.
Elle est chargée de symbolique et accompagne toute la vie, de la toilette du bébé à celle du défunt. On dit que les femmes sont attachées à leur calebasse et préfèrent,  lorsque celle-ci se fendille,  la faire repriser par une raccommodeuse de calebasses plutôt que de la remplacer.







 



On se bouscule pour acheter le poisson fraichement pêché





Transport en tout en genre.
Tout en haut du chargement, oui, c'est bien une tête de bouc que l'on aperçoit. A l'entendre, il n'avait pas l'air ravi de faire parti de ce voyage

Par dodonono - Publié dans : Mopti
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Lundi 20 février 2006
En face de Mopti, s'étalent de petits villages Bozo.


en attendant le départ ...



les gens se pressent pour décharger ou embarquer toutes sortes de marchandises (plaques de sel, sacs de riz, poissons, nattes ....)


enfin pas tous ...

Par dodonono - Publié dans : Mopti
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Lundi 20 février 2006

il est pas beau notre chauffeur ?

Mopti, ville située au confluent du NIger et du Bani. Ce n'était au départ qu'un campement Bozo (de pêcheurs). Puis c'est devenu une ville commerçante, d'échanges où se rencontrent les piroguiers venus du Sud et les chameliers venus du Nord.

C'est l'heure de la lessive




Par dodonono - Publié dans : Mopti
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Lundi 20 février 2006
Hombori est un très vieux village, anciennement peuplé par les Dogons, situé aux pieds des Monts Hombori.

Nous nous installons chez Lélélé. Campement très sympathique composé de petites huttes ou de chambres en terrasse couverte.
Lélélé nous montre son pressbook avec tous les topos d'escalade. Un grand nombre de voies ont été ouvertes par des espagnols. Une voie porte même son nom.


Les coups réguliers des pilons résonnent dans tout le village.


le Hombori Tondo , point culminant du Mali , 1 155 m.

La main de Fatima

poignée de main avec ... Fatima !

la main de Fatima


les dunes roses

coucher de soleil sur les monts Hombori
Par dodonono - Publié dans : Hombori
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Dimanche 19 février 2006


Pour rejoindre Gossi, nous traversons le Gourma, zone sauvage située à l'intérieur de la boucle du Niger où se côtoient les éleveurs Peuls, les commerçants Maures, les nomades Touregs, les agriculteurs SonghoÏ.




les troupeaux s'entassent autour des puits
les hommes attendent leur tour pendant des heures pour pouvoir tirer de l'eau


Nous arrivons à la mare de Gossi. Nous sommes sur le passage des éléphants. Nous ne les verrons pas car ils sont plus loin dans le Gourma, à une autre mare.



pique-nique à Gossi : takoula , sardines et tomates, orange et coca-cola

Nous retrouvons la route goudronnée et continuons sur Hombori.

Par dodonono - Publié dans : le Gourma
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Dimanche 19 février 2006
Nous passons dire un petit bonjour chez Handicap International.
On nous conseille de rejoindre Gourma-Rahouss par la rive droite du Fleuve, la rive gauche étant réputée comme dangereuse. Des vols de 4 x 4 auraient eu lieu de temps en temps . En quelques heures, les "coupeurs de route" passent en Mauritanie et une fois dans le désert, impossible de les retrouver ....
Les bacs dépendent du niveau du fleuve. Il n'y en aurait que deux actuellement, un à Koryomé et l'autre à Gao.
Direction  Koryomé  pour atteindre la rive droite du Niger.

Sur le port les hommes chargent les plaques de sel et autres marchandises sur les pinasses .

Les petites boutiques se serrent les unes contre les  autres pour proposer toutes sortes de  marchandises

Problème :
devant nous, un convoi de 18 véhicules  4 x 4 faisant parti d'un raid aventure (des Marseillais)
Un des deux bacs est en panne.
Si on compte qu'un bac effectue l'aller-retour en , au mieux, 2h et ne prend que 4 véhicules à la fois.
En sachant qu'il est 11 h du matin et qu'ils arrêtent leur service vers 18h (ou parfois un peu plus tard selon le prix que l'on est prêt à payer).
sachant que les Marseillais n'ont fait traverser pour l'instant que 4 véhicules ,qu'ils commencent à avoir chaud, soif et à parler fort et n'ont pas l'air décidé à nous laisser passer devant eux,
à quelle heure pouvons-nous espérer traverser le fleuve ?
Je crois que cette fois-ci le savoir faire de Sako en matière de marchandage ne nous sera d'aucune utilité et que nous n'avons aucune chance de traverser ici aujourd'hui ....
 
Changement de programme. Nous envisageons de  rouler en rive gauche jusqu'à Gao . Nous prendrons une pirogue pour dormir à Gourma-Rahouss ou à Bourem selon l'heure.
Au Mali, il est fortement déconseillé de rouler de nuit , trop d'animaux ou de personnes peuvent se trouver sur la piste sans qu'on les voit et surtout , il est aisé de se perdre.

Après une heure de piste , nous arrivons au village de Didi. Et, surpise ! nous apercevons un bac le long du fleuve. Il accepte de nous faire traverser.




campement de Bozo (pécheurs) :


Nous continuons de rouler sur la  rive droite du fleuve.
Des fillettes peuls font leur lessive.


elles me regardent un peu effrayées

des Peuls gardent leurs troupeaux.


Nous trouvons une belle ombre pour le pique-nique


les seuls moyens de locomotion que nous croiserons sur cette piste :

les campements  de nomades se succèdent tout le long du fleuve




à la droite de la tente, une termitière :

Nous longeons le fleuve jusqu'à Gourma-Rahouss

Ville sans électricité, très pauvre mais propre.
Beaucoup d'arbres donnant une impression d'oasis. Ils ont été planté par les français à l'époque de la colonisation.

notre guest

Un groupe de jeunes filles, bien vétues et les cahiers sous le bras, débarquent et viennent  nous serrer la main.
Norbert se demande ce qu'il se passe. Rien. Nous sommes simplement l'attraction de la journée.
Le gardien de la guest nous raconte comment son père a offert deux taurillons à l'instituteur pour qu'il raye son nom de la liste d'élèves et qu'il travaille avec lui au lieu d'aller à l'école.

Des terrasses, on peut admirer la ville baignée d'une belle lumière.


Les you-yous, les chants et les tam-tams d'un mariage Maure ont résonné longtemps dans la nuit.
Le gardien de la guest et Sako font des paris sur la durée du mariage (peut-être 3 ans ...) car la mariée est très belle . Les femmes Maures divorcent facilement et cela fait "bien" d'avoir un père différent pour chaque enfant.

La cérémonie de mariage chez les Maures:
La cérémonie de mariage commence d’habitude par sept youyous pour propager la nouvelle parmi les gens. Ensuite les youyous et les chants continuent, les tam-tams résonnent ! La femme porte un voile en guinée (bleu nuit) le jour de ses noces. On dit que la femme divorcée ne tresse pas les cheveux de la mariée de crainte qu’elle ne soit divorcée comme elle. Elle doit être coiffée par une femme qui vit la stabilité avec son mari !

La dissimulation de la mariée :
Pendant les jours de noces, compris entre trois et sept jours, les amies de la mariée essaient de l’enlever et de la cacher dans un endroit inconnu du marié et de ses camarades. Par crainte de cela, les amis du marié maintiennent une étroite surveillance et surveillent la mariée. Des tentatives sont effectuées pour enlever la mariée, émaillées d’une lutte acharnée opposant les amis du marié et les copines de la mariée. Quand ses copines réussissent à enlever la mariée, elles la cachent. Puis le marié et ses amis commencent à la chercher partout. Cette recherche peut durer deux ou trois jours.
 

La rentrée de la mariée chez ses beaux-parents :
Quand la mariée est amenée chez ses beaux-parents elle pleure beaucoup et fait semblant de vouloir partir ! D’habitude, elle apporte beaucoup de mobiliers, de cadeaux de valeur et d’objets divers. La femme distribue ces présents à tous les parents proches ou lointains de son mari. Ce qu’apporte la femme chez ses beaux-parents porte le nom local de « Feskha » ou « Henna » et les mères se vantent de la quantité et de la valeur qu’elles envoient aux beaux-parents de leurs filles. Durant les premiers jours chez ses beaux-parents, la femme reste masquée ne montrant son visage à personne, parlant à voix basse et refusant de manger et de boire sauf après beaucoup de prière et d’insistance.

Dans l’ancienne société, la femme passait une année avec ses beaux-parents avant d’aller sous sa propre tente. Cette habitude se rarifie dans la société mauritanienne moderne car la femme va dans la maison de mari la première nuit de noces et devient maitresse de ceans dès le premier jour!".

 


Par dodonono - Publié dans : le Gourma
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Jeudi 16 février 2006
Partir sur Araouane nous tente bien, passage des grands caravaniers, aux portes du  désert... à une journée de voiture (soit 8 jours de dromadaire);  mais cela veut dire emporter des jerricans d'essence, d'eau et être en autonomie complète pour deux jours .

Nous décidons alors de ne partir qu'une journée (à 4 jours de dromadaire);  à mi-chemin nous pique-niquerons et ferons demi-tour.

Nous faisons appel aux services de Tabala, un touareg pour nous guider.
Plus jeune, il partait avec son père dans les grandes caravanes de sel .Pendant 6 mois ils traversaient le désert du Ténéré jusqu'à Bilma au Niger, transportant du sel puis des dattes.

tentes touaregs :

Tabala nous explique comment calculer la profondeur du puits en mesurant au pas la longueur de la corde que les animaux tirent pour remonter l'eau.


Nous passons des séries de cordons de dunes.
Au sommet de l'une d'elles, Tabala demande à Sako de klaxonner car il est arrivé une fois que deux véhicules se soient retrouvés face à face.
A chaque crête, Sako se met à klaxonner.
Norbert lui dit alors : "Sako , si tu klaxonnes comme ça tout le temps dans le désert, les coupeurs de route vont nous repérer...."
Sako blémit effrayé .
Tabala rit et le rassure. Cela fait bien longtemps qu'il n'y  a plus de coupeurs de routes.

 Difficile de trouver "une belle ombre" pour la sieste !










Par dodonono - Publié dans : Tombouctou
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